Adrien

Désormais nous savons, toi et moi, ce qu'il advient quand je prends ce genre d'initiatives, comme de t'écrire ce que je pense de ton livre deux mois avant sa parution: nous nous retrouvons tous les deux à vomir notre quatre-heures derrière le rideau de fond de scène, pétris de trac, et je joue de la guitare électrique devant cent personnes (moi qui serait bien incapable de dire la différence entre un si et un la, si ce n'est que cette note-ci c'est un la et cette note-là c'est un si, et c'est ainsi), alors je n'ose imaginer quels mécanismes puissants et pas tous maîtrisables je vais déclencher chez toi, chez nous (parce que rappelons ici, une mauvaise fois pour toutes que je ne suis pas une victime, mais bien consentant), avec ce petit film réalisé avec les moyens du bord (c'est filmé avec une caméra qui fait aussi téléphone, pour ne pas dire à la Godard dans Film Socialisme) et donc inspiré de fait réels, puisque c'est encore et toujours l'histoire d'un homme marqué par une image d'enfance. Et pour que nous soyons à égalité, tu me connais maintenant surffisamment pour te douter que j'ai inclus mon image d'enfance.

Et je préviens doublement ta question: tu as toute lattitude pour l'effervescence de tout ceci, c'est une chose, tu es même porteur d'un message en direction de Valérie Perles, directice du musée Albert Kahn, avec laquelle j'ai échangé à l'issue de ta soutenance: oui, il est désormais possible de s'affranchir de toute nécessité d'un player (et des saloperies de plateformes suceuses de nos données) pour diffuser (et donc rendre effervescente) de la vidéo.

Démonstration



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Et hop! les Grands boulevards deviennent effervescents.

Je t'embrasse fort.

Phil