
Dans cette nouvelle série de photographies numériques, Automutilations, associant les bustes du Musée Massimo à Rome, qu’est-ce qui me défigure le plus ? l’échantillonnage des filtres de mon logiciel de retouche d’images numériques, tel que je l’avais pratiqué dans la série des Disparitions, ou la juxtaposition de ce qui est encore reconnaissable de moi d’avec ce qui m’est résolument étranger, des Romains illustres et disparus depuis longtemps ? On verra, prochainement je l’espère, que c’est précisément à cette notion de ressemblance, et plus exactement de ce qu’il reste de ressemblance, après tant d’efforts pour la gommer, que je m’intéresse dans cette série des canons romains.

Auto-mutilations, une nouvelle série de photographies numériques dans le Désordre..
Comme vous j’ai reçu les professions de foi des deux candidats en lice dans ma boîte aux lettres et très franchement, j’étais parti pour les jeter toutes les deux dans la poubelle sans même les lire, et puis, une sorte de sursaut citoyen m’a poussé à lire celle de Sarkozy avec le même plaisir méfiant que je trouve dans la lecture du Figaro, et dans la conclusion de ce texte hostile, la lueur est venue : il était inscrit, en toutes lettres, Dimanche prochain, faites le choix qui nous permettra de sortir de la crise, pas celui qui aggravera vos difficultés. J’ai trouvé que c’était un conseil frappé au coin du bon sens, je l’ai donc suivi à la lettre et j’ai voté pour l’autre.

L’usure du pouvoir, une nouvelle série de photographies numériques dans le Désordre..
Je continue d’explorer les possibilités a priori sans fin, donc tant que cela m’amuse et me divertit, autant que le ferait la télévision, de ces associations aléatoires d’avec des bustes d’illustres romains. Cette fois-ci avec les photographies d’autoportraits chez le coiffeur, tout à ma gloire donc, et non à celle de ma coiffeuse pourtant méritante. L’histoire est injuste qui ne retient pas le nom des petites coiffeuses, que celui des grands hommes. Ou est-ce un subterfuge des petites coiffeuses de se tenir tapies dans l’ombre pour se faire oublier et laisser les soit-disant grands hommes pérorer ? Méfiez-vous des petites coiffeuses.

A ma gloire, une nouvelle série de photographies numériques dans le Désordre..
Une chose en entraînant une autre disais-je encore hier. Tous les hommes sont mortels. Même les Romains finalement et même les immortels en définitive. N’allez pas croire que les mises à jour de cet espace redeviennent quotidiennes, mais de concocter une nouvelle série de ces associations chaque soir, c’est exactement la récréation dont j’ai besoin le soir en ce moment. Finalement bricoler des trucs sur internet, c’est ma télévision à moi. Avec une infinité de programmes en plus. Surtout ce soir.

Tous les hommes sont mortels, une nouvelle série de photographies numériques dans le Désordre..
Je m’en doutais un peu. Insérant le signalement de la série Faire du neuf avec de l’ancien dans la page des archives a fait se voisiner cette série des portrait romains donc avec celle de l’Autre, et c’est bien le fonctionnement de ce site qui porte décidément bien son nom, une chose en entraînant une autre, je tente ce douteux rapprochement des Invasions barbares. Et tout comme je le disais hier aussi, je crois que je n’ai pas fini de jouer avec ces photographies du musée Massimo à Rome.

Les invasions barbares, une nouvelle série de photographies numériques dans le Désordre..
Photographe, pénétrant dans un musée, appareil-photo en main, dans le but de prendre des photographies dans le musée, je me demande toujours quelle sera la part de réinterprétation de certaines œuvres que je vais photographier d’une façon ou d’une autre, et de savoir si cette part sera suffisamment honnête, ou encore assez modeste, puisque photographiant de telles œuvres, sanctifiées par le musée, c’est souvent que je me demande qui je peux bien être pour me le permettre. Au Louvre on rencontre fréquemment de ces ateliers d’écoles de Beaux-Arts, des peintres surtout : des étudiants mettent leurs pas novices dans ceux de grands maîtres depuis longtemps défunts, et sans doute d’y apprendre bien des choses. En fait c’est celle-là, mon attitude, quand je rentre dans un musée avec un appareil-photo.
Et dans un musée d’art antique, je suis très ému de cette distance temporelle accrue. Je me demande bien, c’est idiot bien sûr, ce que pourraient penser ces sculpteurs antiques devant mes efforts contemporains de photographie numérique associée avec un peu de programmation pour cette nouvelle série, Faire du neuf avec de l’ancien. D’autant que je n’ai pas fini de jouer avec la petite centaine de photographies que j’ai prises au Musée Massimo.

Faire du neuf avec de l’ancien, une nouvelle série de photographies numériques dans le Désordre. J’en ai profité pour composer un petit jeu de memory, qui ne fait pas partie des plus faciles, je préfère prévenir tout de suite..