Lundi Démocratique même

Je ne sais pas vous mais il me semble qu’il y aurait une certaine beauté politique à ce que chaque fois que le président de la république est quelque part et passe devant une personne ou l’autre, ces dernières signalent sa présence ici ou là, l’avantage serait double si j’ose dire, il y aurait, d’une part traçabilité de ses activités, on saurait s’il travaille vraiment (un peu comme nous sommes, toutes et tous, fliqués à nos bureaux par le biais de nos ordinateurs), et d’autre part, on aurait la possibilité, à tout moment, de lui faire savoir ce que l’on pense de son travail justement, cela couperait court, il me semble, au subterfuge qui consiste à mal faire son travail et se cacher derrière l’argument que de toute manière son contrat de travail est de cinq ans et que donc il peut faire un peu ce qui lui chante pendant ces cinq ans. Bref il travaillerait dans des conditions de travail qui ressemblent à celles de tout le monde. Ce serait juste. Démocratique même.

 

Lundi John Baldessari



John Baldessari (1931 - 2020)

Cela faisait un moment que ce crayon trainait sur la plage avant de ma voiture. Chaque fois que je le voyais, je me sentais mal à l’aise, tant ce crayon faisait grise mine, sa pointe tellement émoussée. Je reportais sans cesse de le tailler et, n’y tenant plus, c’est ce que j’ai fini par faire. Je n’en suis pas sûr, mais il me semble que cela a à voir avec l’art.  

Mardi Le Salaud



Ce n’est pas tous les jours Noël. Ce n’est pas tous les jours que je suis invité par une revue, et quelle ! La Moitié du fourbi. Le thème Je ne te hais point. Mon texte s’intitule Le Salaud. Un vrai conte de Noël.

Euh, vous aurez compris que je vous recommande chaudement de lire la revue, son numéro 10, mais les autres aussi, en fait.  

Mardi Je ne me souviens plus



Dominique Pifarély et moi sommes invités le 5 mars au BAL (autant vous dire que le Roi n’est pas mon cousin), pour une proposition scénique imaginée dans le cadre d’une série de rencontres proposées par Adrien Genoudet. J’y lirais Je ne me souviens plus, un texte en cours d’écriture, sous une avalanche d’images, mais surtout de cette sorcellerie sonore dont Dominique a le secret. J’en reparlerai quand nous approcherons du moins de mars, mais vous pouvez déjà vous faire une idée ici.  

Mardi Reboot de septembre



Septembre, ce grand reboot, The Operative de Yuval Adler, film dispensable, très, avec Vif argent, au contraire, Stéphane Batut passe juste à côté du chef d’oeuvre absolu, mais juste à côté (si vous allez voir ce film sortez quand le txi s’en va et le restez pas pour les cinq dernières minutes, Léo Dupleix invite quatre guitaristes (et des parasites) à la rue de l’Acqueduc, Une Grande Fille de Kantemir Balagov, admirble narration, Isabelle duthoit, Jacques Didonato, Simon Hennocq et Nicolas Nageotte racontent, mais pas aussi bien, le Radeau de la Méduse, à leur façon, à Autun, Team Apolcalypse du Club Sieste, Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, un film magistral de femmes entre elles, des oeufs durs façon Alien, Fred Griot, Enfin ru regardes l’herbe, l’Impasse d’ l’avenir à Fontenay, déjeuner de pasta chez Michele et Rafaella, je repars avec les deux dernières galettes de Michele (que je recommande, surtout celle en duo avec Ingar Zach), Ne croyez surtout pas que je hurle de Frank Beuvais, vrai frère de dépression amoureuse, Seb Brun à la Gare où je n’étais encore jamais allé, pas sûr que j’y retourne, début d’un Café allongé à domrir debout au bout du tunnel, Bacurau de Kleber Mendonça Filho, film réjouissant. Oui, reboot de septembre.  

Mardi Notre Sinistre de l’intérieur délire

Notre sinistre de l’intérieur délire (je souhaite qu’il n’y ait pas un mètre carré en France qui échappe à la République EST une parole délirante), pour lui faciliter le travail en somme, bon citoyen que je suis, je lui ai fabriqué un générateur aléatoire de déclarations martiales.

 

Mardi Les Sillons (Installation)



L’Université Catholique de Louvain-la-Neuve, où se tient le noyau dur des hautes études du Désordre (je n’exagère rien), m’a invité à concevoir et construire une installation pour son hall d’entrée dans le cadre d’une année d’études et de recherches relative aux murs d’images des écrivains. « C’est vrai », pensai-je, en lisant leur invitation, « c’est vrai », donc, « que je suis un écrivain, maintenant ».

J’ai donc pensé à une installation qui reprend ma page des Sillons en l’agrandissant, si je puis dire, c’est-à-dire en lui donnant quatre fuseaux horaires qui sont ceux de Louvain-la-Neuve, c’est entendu, mais aussi, ceux de Hanoï, d’Ottawa et de Los Angeles, villes où se trouvent les universités partenaires d’UCL. La petite journée d’installation ne m’a pas nécessairement procuré beaucoup de dépaysement d’une journée à mon travail alimentaire, puisque j’ai donc installé quatre serveurs qui diffusent en continu les Sillons.

Je tente de rendre compte de cette installation dans le Désordre sur cette page. Popur celles et ceux qui ont l’occasion de se rendre de temps en temps à Louvain, l’installation est donc dans le hall d’accueil de l’université et cela pendant un an, c’est-à-dire jusqu’à septembre 2020.

Le bloc-notes du désordre