En mon absence

C'est pas loin de dix mille photographies que j'aurais prises cet été à intervalles réguliers, le ciel s'y prêtant sans doute au-delà même de mes espérances. Naturellement quand on se lance dans ce genre de choses on fait semblant de ne pas savoir que par la suite, il n'y aura dix mille photographies à trier, à équilibrer, tailler aux bonnes dimensions, répartir dans des répertoires, un par séquence, renommer en masse les fichiers, vérifier qu'il n'y a pas d'images manquantes dans les séquences, puis animer les séquences en question — ce qui n'est pas le plus long ni le plus difficile à faire, et ce qui se fait avec un certain soulagement, oui, cela a l'air de fonctionner — pour, enfin, pouvoir, se lancer dans le montage, ce qui est l'occasion de vérifier une intuition première, oui, ces images animées fonctionnent bien quand elles sont accompagnées par la musique extraite du disque dit des maisons de mon ami Jean-Luc Guionnet, qui doit être ici remercié pour si souvent se prêter, et d'aussi bonne grâce, à mes intuitions.

Et pourtant, comme l'indique le titre du film, c'est un peu comme si tout cela s'était fait en mon absence.

Ces vingt minutes de film sont téléchargeables (clic droit, enregistrer sous) dans un format non compressé, enfin le moins possible, aussi peu pour que l'on puisse voir les étoiles tomber en pluie fine. Vous en prenez cependant pour huit cents et quelques méga-octets. Trois fois rien, le prix des étoiles