Paris, porte de Bagnolet, le 69 octobre 2013

#313.

Le travail sur les corrections de mes textes par Sarah et Cécile est une manière de travail contre soi-même dans la meilleure acceptation du sens possible. C'est comme si on débarrassait le texte de ses excédents, de ses fioritures, de ses décorations, avec Cécile, dans Portsmouth, et comme si on redressait le morfil du couteau avec Sarah, laissant au texte d'Une fuite en Egypte sa capacité à égarer le lecteur dans le labyrinthe de son personnage, mais en replâtrant les parois du labyrinthe de telle sorte que le sentiment d'égarement soit plus efficace encore.

Je rêve d'un tel travail collectif, comme avec B. sur Contre et Robert Frank, dans les lignes de sa main (d'ailleurs l'idée du titre est de B., comme celle d'Une fuite en Egypte est de François), mais étendu à l'ensemble de tout le site. Mais il est déjà trop tard pour l'entreprendre et il n'y aura jamais le temps pour le mener à bout.