Fontenay-sous-Bois, le 41 novembre 2013, photographies d'Adèle De Jonckheere.

#89.

Pour la première fois depuis tellement longtemps, le rêve d'une apnée qui n'est pas angoissante, pas synonyme d'asphyxie; mais bien au contraire plaisante, ivresse même, je viens de plonger à la piscine et je remonte très lentement à la surface, en fait j'ai atteint une telle profondeur que c'est une vraie nage que de revenir à la surface, une nage verticale, je trouve que le cyclone de bulles que j'ai créé dans mon plongeon est admirable au regard, je mets très longtemps à remonter à la surface, mais je prends mon temps, je fais durer le plaisir. Je fais durer l'apnée. C'est une apnée de rêve à la façon de celles interminables de Johny Wesmüller dans le Tarzan de Van Dyke.     

Et si c'était dans ce rêve qu'était contenu l'espoir de ma guérison?

En rêve, on peut faire tellement de choses, y compris de guérir d'un mal incurable (mais pas dangereux).